Nous aimons et parlons de Fakarava avec tellement d’enthousiasme, que les visiteurs se succèdent. Cette fois, c’est Catherine et Bruno qui nous rejoignent, avec la ferme intension de découvrir s’il y a autant de requins qu’on le prétend.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, nous allons faire une petite plongée sur le haut fond juste à coté du mouillage. Pas de chance; il y a un peu de houle depuis quelques jours et la visibilité est encore moins bonne que d’habitude. Pas l’ombre d’un aileron à l’horizon. Malgré tout ce que nous leur avons raconté, ils n’ont éprouvé ni le moindre stress ni l’envie de regarder avec inquiétude derrière eux. Le comble même, ils ont adoré les petits poissons aux couleurs fades et le corail grisâtre! Allez, inutile de les faire attendre plus longtemps. Nous filons voir Karine et Serge et allons faire notre première plongée dans la passe de Garuae, sur le jardin de corail. A voir leurs yeux écarquillés remplir toute la surface de leurs masques, je pense qu’ils comprennent pourquoi nous tenions tant à les emmener plonger. Des poissons de toutes les couleurs en veux-tu en voilà, du corail jaune, vert, violet, à perte de vue, des murènes tapies dans leurs trous, des poissons pierre et feuille, des poissons lion… Avec son appareil photo, Bruno ne sait plus où donner de la tête. Et, comme le hasard fait bien les choses, une belle raie manta nous approche à deux reprises. Quant aux quatre ou cinq petits requins qui rodaient dans le coin… même pas peur… il y avait tant de choses à voir. Et ce n’est que le début, car à peine remontés sur le bateau, ils en redemandent !
Ok alors. Direction Tetamanu et la passe de Tumakohua. Je ne vous referai pas le coup de vous décrire les plages de sable rose, la baignade dans une eau cristalline, la ballade sur le récif, le déjeuner chez Annabelle, au bord de l’eau… C’est toujours aussi beau.
Au programme: les deux cotés de la passe, une rentrante et une sortante. Cette fois-ci les choses sont claires, il va y avoir du requin. Plus l’heure de la plongée approche et plus Catherine regarde avec moins d’amusement toutes les pointes noirs qui barbotent autour de nous. Et le fait que nous laissions les enfants nager parmi eux n’a pas l’air de la rassurer le moins du monde. Comme prévu, le fameux mur de requins est au rendez-vous. Nous nous accrochons au corail à moins de deux mètres d’eux et les observons remonter inlassablement le courant. On a l’impression qu’il y en a des centaines, mais, tiens celui-ci, avec le rapala coincé entre deux dents, il me semble bien l’avoir déjà vu ! En fait, ce sont toujours les même qui passent et repassent. Ils restent néanmoins très impressionnants, surtout parce qu’ils restent groupés, en banc. Et Catherine dans tout ça ? Pas de soucis, elle est restée collée au moniteur pendant toute la plongée ! Quant à Bruno… il a encore 8GB de disponible sur sa carte mémoire alors, bien sûr, il en redemande !
Ça tombe bien, Serge nous attend pour faire une dérivante et un saut dans le grand bleu. Quel bonheur de se laisser porter par le courant, de voler entre les canyons au milieu des bancs de mulets, de perches et de priacanthes. Chaque plongée réserve ses surprises. Que du plaisir !
Et sinon ? Je vous rassure, malgré toutes ces plongées, nous avons eu le temps de bien faire la fête et de prendre du bon temps. Il y a l’incontournable fin de journée sous l’arbre, à boire une bière (ou deux) avec Lulu et Tukia ; les soirées à la roulotte avec les musiciens du coin ; la découverte des perles, de la greffe à la ferme au bijou chez Mimi.


Encore des vacances qui ont le goût de trop peu et des volontaires pour revenir nous voir !
















