Devant retrouver Callipyge au nord de Toau, dans l’anse Amyot, nous faisons l’impasse sur la passe sud pourtant très belle parait-il. Dans la mesure où le nord, aussi, est très beau et qu’en plus il y a des bouées de mouillage, ce n’est vraiment pas un problème !
En effet, le site est magnifique et l’accueil de Valentine et Gaston à la hauteur de toutes nos espérances. Nous chaussons vite nos palmes et nos masques pour aller admirer les coraux et, surtout, visiter les pièges à poissons débordants. On y retrouve encore nos requins, passablement énervés de s’être laissés piégés et effrayants les rougets, perroquets et autre poissons, par leurs va-et-vient incessants. Régulièrement, Gaston fait le tour de ses pièges afin d’alimenter le BBQ et de nourrir la frégate qu’ils ont apprivoisée. Nous découvrons vite que ce n’est pas la seule à venir quémander son repas : un énorme Napoléon fait son apparition au ponton et vient réclamer sa langouste quotidienne ! On ne porte pas le nom de Napoléon pour rien !!!
Le soir, Valentine nous concocte un délicieux dîner : langouste, Mahi-mahi, poisson perroquet à la tahitienne et pizza pour les enfants. La table est dressée sous un grand Tou (arbre dont le bois est utilisé pour la sculpture et dont les feuilles font d’excellentes assiettes à dessert). Ce dîner est l’occasion de faire connaissance avec les autres voiliers et surtout de discuter avec les trois principaux habitants du motu : Valentine, Gaston et Philippe. Face à leur éloignement et leur sympathie, ils trouvent facilement du monde pour leur ramener leurs courses en produits frais et du gasoil pour le groupe électrogène. Callipyge se retrouve même affublée d’une tâche de la plus haute importance : acheminer deux jolis porcelets jusqu’à Apataki, pour le repas d’anniversaire de la tante de Valentine !
Par contre, nous apprenons vite que d’autres ont eu au menu des varos (un crustacé proche de la langouste et qu’on trouve dans le sable) et des bénitiers farcis… Bon, ben voilà encore un endroit où nous devons absolument revenir !
Peu à peu, le mouillage se vide et nous nous retrouvons bloqués quelques jours par le mauvais temps. Que le vent souffle fort, passe encore, mais que nous nous retrouvions privés de téléphone et d’internet… les nerfs commencent à s’émousser! On ne peu même pas aller chercher des langoustes sur le récif car il y a trop de vagues. Alors, nous passons le temps à faire des parties de pétanques, à faire le tour du motu à pied à la recherche de coquillages et à visiter les pièges à poissons de Gaston. Le dimanche matin, je me rends au temple avec nos voisins allemands chanter et prier. Assister à une cérémonie baptiste animée par Valentine en franco-anglais-allemand-tahitien est, je dois l’avouer, assez émouvant et inoubliable.




































